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Les Choix de la Rédaction

« Vieux », « L’Audace » : la belle santé des revues

Le Stylographe n°80 — 2 novembre 2026

À rebours des prophéties annonçant leur disparition, les revues connaissent aujourd’hui un regain inattendu. Dans un paysage médiatique saturé d’instantanéité, de flux continus et d’informations fragmentées, des titres comme « Vieux » ou « L’Audace » incarnent une autre temporalité : celle de la lenteur, de la réflexion et du regard éditorial assumé.

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Ni tout à fait magazines, ni tout à fait livres

Ce qui frappe d’abord, c’est le positionnement de ces revues. Ni tout à fait magazines, ni tout à fait livres, elles s’inscrivent dans un entre-deux exigeant. Leur rythme de parution – trimestriel, semestriel, parfois irrégulier – libère de la pression de l’actualité chaude. On y trouve des textes fouillés, des récits personnels, des enquêtes sensibles, souvent accompagnés d’un travail graphique soigné.


Le retour du temps long 

« Vieux » a été lancée par Antoine de Caunes. Tirée à 100 000 exemplaires, la revue trimestrielle de 132 pages joue sur la nostalgie sans jamais tomber dans le passéisme. Elle explore les traces, les objets, les mémoires – individuelles ou collectives – avec une attention presque archéologique. Chaque numéro devient une sorte de capsule temporelle où l’intime dialogue avec l’histoire. À l’inverse, « L’Audace », la revue trimestrielle de 148 pages précommandée à 10 000 exemplaires et fondée par Natacha Poloni, revendique une énergie plus prospective. Son ambition : capter les mouvements émergents, les idées en…